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Les antibiotiques, ce n’est pas automatique », le slogan bien connu en médecine peut et doit être étendu à nos compagnons. En effet, les autorités sanitaires françaises ont engagé un plan de lutte contre le développement de résistances aux antibiotiques. Actuellement, la recherche pharmaceutique ne propose pas de nouvelle classe d’antibiotique, alors que les résistances apparaissent, même pour les dernières générations de molécules, ce qui peut entraîner des conséquences pour la santé publique. Il est donc important que chaque propriétaire d’un animal de compagnie connaisse le bon usage des antibiotiques, autant pour soigner son compagnon que pour protéger l’entourage d’un danger sanitaire important.

Actualités

Introduction :

Les MICI sont des affections fréquentes, qui concernent tout ou une partie de l’appareil digestif du chien, en allant de l’estomac au colon. On retrouve ces maladies chez le chien et chez le chat, mais elles sont plus rares dans cette dernière espèce.
L’expression clinique et les répercussions sur la santé de l’animal sont très variables. Leur diagnostic nécessite la réalisation de prélèvements (biopsies) ; ceux-ci peuvent être réalisés par endoscopie ou par voie chirurgicale.
 
 

Maladie :

Les MICI sont caractérisées par une colonisation de la paroi des organes par des cellules inflammatoires. L’infiltrat inflammatoire peut être plus ou moins étendu : souvent généralisé, parfois plus localisé (on parle alors de granulomes inflammatoires). Les cellules inflammatoires sont le plus souvent des mastocytes et/ou des lymphocytes, mais d’autres cellules peuvent être représentées (polynucléaires éosinophiles par exemple) ; toutes ces cellules sont des globules blancs, dont la présence au sein de la paroi des organes concernés est anormale. Elles perturbent le fonctionnement normal de l’appareil digestif.
Actuellement, on classe l’ensemble de ces maladies en 3 groupes :
1. les entéropathies répondant à un changement alimentaire ;
2. les entéropathies répondant aux antibiotiques ;
3. les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs.
Le terme entéropathies est employé ici de façon générique, car chez le chien, il est rare que l’intestin grêle ne soit pas concerné par l’infiltration inflammatoire. Les animaux atteints peuvent être très jeunes, d’âge moyen, ou plus avancé.
 
 

Symptômes :

Dans la plupart des cas, on observe des signes digestifs : baisse d’appétit, vomissements, diarrhée (tous ces signes ne sont pas toujours exprimés simultanément), et éventuellement des signes généraux : amaigrissement, baisse d’activité, ascite, poil sec et terne. Dans les selles, on peut parfois retrouver du sang, non digéré (rouge) ou digéré (coloration noire des selles). Il arrive qu’un animal soit présenté à un stade déjà très avancé de la maladie (amaigrissement important, ascite, hypoprotéinémie), sans qu’aucun épisode de diarrhée ni de vomissement n’ait été constaté. Les symptômes s’expriment sur de longues périodes (semaines, mois). L’évolution ultime des cas sévères est la mort.
 
 

Causes :

Dans le cas des entéropathies répondant à un changement alimentaire, une intolérance ou une allergie alimentaire sont à l’origine de la maladie. Il est à noter qu’un animal peut devenir allergique à un composé de son alimentation, même s’il consomme le même régime depuis plusieurs années.
 
 

Prévention :

Aucune.
 
 

Traitement :

Les cas les plus simples permettent un contrôle de la maladie avec une modification de l’alimentation.
On opte pour un régime hypoallergénique soit industriel (c’est l’idéal car il est parfaitement équilibré), soit ménager (plus contraignant, moins bien équilibré, ce qui est gênant à long terme). Le régime ménager consiste à servir à l’animal des aliments qu’il a peu de chances d’avoir mangés auparavant, notamment en ce qui concerne la source de protéines. Les nutriments à l’origine des intolérances/allergies sont presque toujours les protéines. Ainsi, on recommande la viande de mouton, de cheval, éventuellement de canard, ou encore du poisson. Les glucides ne sont généralement pas responsables, mais par sécurité, on peut opter pour une source originale comme le tapioca. Les fibres ne posent pas de problème : tout légume vert est adapté. Un tel régime n’est pas équilibré sur les plans minéral et vitaminique. C’est pourquoi il est préférable de donner un aliment industriel diététique. Le régime hypoallergénique doit être maintenu le plus longtemps possible. Certains patients supportent un retour à un aliment « standard », d’autres doivent conserver leur régime spécial en permanence.
 
Dans le cas des entéropathies répondant aux antibiotiques, le traitement doit être long. Diverses molécules peuvent s’avérer efficaces.
 
Enfin, les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs sont les plus contraignantes. Là encore, diverses molécules peuvent être employées : prednisone, chlorambucile, azathioprine, cyclophosphamide.
 
Un suivi clinique et biologique (prises de sang) régulier est alors indispensable. Ce traitement est toujours associé à un régime hypoallergénique strict. Les effets secondaires à long terme ne sont pas négligeables. Le traitement est soit temporaire, soit permanent, selon les cas. Bien entendu, avant d’instaurer ces traitements, il est indispensable de déparasiter l’animal malade, ainsi que tous les animaux vivant avec lui (vermifuges polyvalents, mais aussi élimination de la giardiose et de la coccidiose).
 
 

Conclusion :

Les MICI sont des infiltrations de l’appareil digestif, et le symptôme le plus fréquent chez le chien est la diarrhée chronique, réfractaire aux traitements classiques. Leur évolution est longue, et leur guérison ne peut être spontanée. La mesure thérapeutique principale doit toujours être le passage à un régime alimentaire hypoallergénique, de préférence industriel. Le pronostic doit être réservé au moment du diagnostic.

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